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ALG : Les Verts et l’idéal espagnol

Ça y est, le mot d’ordre a été donné. Avant même l’officialisation de la rupture à ‘’l’amiable’’ de la relation de travail entre la Fédération algérienne de football et le sélectionneur national Vladimir Petkovic, les relais et porte-paroles de la fédération ont donné l’orientation : le successeur du technicien bosnIo-helvétique devrait être un espagnol. Evidemment, comme la fédération ne communique pas pour donner l’identité du donneur d’ordre et les raisons de cette orientation et/ou de ce choix, délibéré ou dicté, ce sont les mêmes porte-voix qui dissertent sur le sujet.

Pourquoi spécialement un Espagnol ? A la fois l’événement mondial, qu’est la Coupe du monde-2026 gagnée par la Roja déjà vainqueur de l’Euro deux ans plutôt, et la sociologie du football algérien, qui pense qu’en optant pour le meilleur de ce qui se fait en ce moment, il s’assurera des titres et de la gloire, ce sont un peu les arguments avancés ici et là.

A l’échelle d’un club, le Manchester City de Pep Guardiola a trusté les titres à la pelle, et le Paris Saint-Germain de Luis Enrique domine l’Europe depuis deux ans déjà. Pour sa part, Unai Emery a fait main basse sur l’Europa League, alors que Mikel Arteta a fini, à force de persévérer, de décrocher la Premier League anglaise avec Arsenal. Sans oublier, qu’il y a trois jours, les U19 espagnols ont remporté l’Euro-2026. Un énième titre qui vient garnir une armoire déjà bien achalandée, chez les deux catégories.

A fortiori, l’école espagnole devient l’une des meilleures au monde et plusieurs pays ont tenté l’expérience, comme le Qatar par exemple avec Julen Lopetegui ( notre photo) à la tête de la sélection, mais pas forcément avec la même réussite, car tout succès dépend d’un environnement et du potentiel humain existant.

C’est bien beau de ramener un technicien espagnol, de renom de préférence et dont
le parcours est éprouvé, pour relancer une sélection qui a ronronné durant plus de deux ans, mais est-ce le fond du problème ? Peut- on dissocier la sélection d’un football national qui a du mal à lui fournir des joueurs ou bien aurons-nous plus de veine de tomber sur un entraîneur qui donnerait davantage de chance au joueur local ?

Le football espagnol incarne aujourd’hui un idéal, notamment pour la qualité de son système de formation, de son championnat qui fait partie du big-five européen, de ses clubs centenaires dont les deux monuments le Real et le Barça, et de la compétence de son encadrement. Cependant, un sélectionneur national, espagnol soit-il, n’aura pas une baguette magique pour régler tous les problèmes du football algérien, que si ce dernier se remette enfin au travail et revienne aux fondamentaux d’une formation élitiste.

En dehors de cela, un sélectionneur peut vous faire progresser une équipe, valoriser la richesse de votre effectif, au mieux vous faire gagner un titre, au pire passer à côté. Ni plus, ni moins.

Lafordasse

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Source originale: www.footafrique.com →