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Coupes africaines : ce qui attend les quatre représentants ivoiriens sur la scène continentale

Le tirage au sort des compétitions interclubs de la CAF a livré son verdict ce mercredi. Les quatre représentants ivoiriens engagés sur la scène continentale connaissent désormais leurs adversaires respectifs dans les tours préliminaires, avec l’ambition de rejoindre la phase de groupes. La saison dernière, seul le FC San Pedro avait réussi à atteindre cet objectif. cricket-ipl.in

FC San Pedro face à un habitué du continent

Vice-champion de Côte d’Ivoire, le FC San Pedro disputera cette saison la Ligue des champions de la CAF après avoir atteint la phase de groupes de la Coupe de la Confédération en 2025.

Les Pétruciens entreront en lice face à Rivers United du Nigeria. Habitué des compétitions africaines, le club nigérian part avec le statut de favori, occupant la 24e place du classement continental contre la 60e pour le FC San Pedro. Le match aller se disputera au stade Auguste-Denise de San Pedro avant un déplacement décisif au Nigeria.

En cas de qualification, le club ivoirien affrontera le vainqueur de la confrontation entre Vipers SC d’Ouganda et le FC Nouadhibou de Mauritanie.

L’ASEC Mimosas retrouve l’ASCK

L’ASEC Mimosas tentera de retrouver la phase de groupes de la Ligue des champions après sa désillusion de la saison dernière en Coupe de la Confédération.

Les Jaune et Noir seront opposés à l’ASCK du Togo, un adversaire qu’ils connaissent bien. Il y a deux ans, les Mimosas s’étaient inclinés 2-1 sur la pelouse des Chauffeurs de la Kozah avant de renverser la situation grâce à une victoire 2-0 au retour.

Classé 15e au niveau africain, l’ASEC part favorite face à une formation togolaise classée 68e. Le match aller se jouera au Togo avant la manche retour au stade Félix Houphouët-Boigny.

L’AFAD Plateau veut franchir un nouveau cap

Pour sa troisième participation en quatre saisons à la Coupe de la Confédération, l’AFAD Plateau croisera la route d’East End Lions de Sierra Leone.

Les Sierra-Léonais effectueront le déplacement à Abidjan pour le match aller avant de recevoir les Académiciens au retour. Les hommes du Plateau avaient franchi le premier tour lors de leurs deux précédentes campagnes avant de tomber au dernier obstacle menant à la phase de groupes.

En cas de qualification, ils retrouveront le vainqueur de l’affiche entre Shooting Stars du Nigeria et le Club Sportif Sfaxien de Tunisie.

Le Club Omnisports de Korhogo devant un défi inédit

Pour sa première participation à une compétition africaine, le Club Omnisports de Korhogo se rendra au Tchad pour affronter l’AS PSI.

Les Sang et Or tenteront ensuite de valider leur qualification au stade Amadou-Gon-Coulibaly devant leur public. Les cadres de l’équipe, notamment Mohamed Gbané, seront attendus pour guider le club dans cette aventure historique.

En cas de succès, le représentant ivoirien pourrait retrouver au deuxième tour l’AS FAR de Rabat. Exemptée du premier tour, la formation marocaine figure parmi les grands favoris de la compétition.

Les matchs aller du premier tour préliminaire se disputeront du 4 au 6 septembre 2026. Les rencontres retour auront lieu du 11 au 13 septembre. Le deuxième et dernier tour préliminaire se jouera du 16 au 18 octobre pour les matchs aller, puis du 23 au 25 octobre pour les manches retour.

ALSENY BALDÉ

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Fédéralisme : oser parler des non-dits

Les réseaux sociaux deviennent actuellement le lieu de débats passionnés entre Malgaches au sujet du fédéralisme. C'est une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne, c'est que cet engouement des citoyens à s'exprimer sur des choses importantes qui les concernent est une forme saine de participation politique. La mauvaise, c'est que la façon dont le sujet est débattu montre le risque que ce débat dérape.

Il faut reconnaitre un point : de nombreuses raisons des partisans au fédéralisme ne sont pas illégitimes, bien au contraire. Il y a en effet tellement d'incongruités dans les mécanismes de l'administration publique qui soulignent les limites du modèle unitaire. Comment en effet admettre que des décisions importantes pour les communautés locales soient prises à Antananarivo ? Comment comprendre le gaspillage d'argent public dans des fadaises et foutaises à Antananarivo (stade Barea, Colisée au Rova d' Antananarivo, spectacle de jets d'eau au Lac Iarivo, etc.), alors que le kere provoquait des tragédies humaines dans le sud de Madagascar ?

Après 66 ans d'indépendance républicaine, les écarts de développement entre régions aiguisent les frustrations. Celles-ci encouragent les frustrés à croire que la structure unitaire favorise la Capitale, avec toutefois des points de vue pas toujours rationnels qui sont propices aux raccourcis. Les richesses et ressources (ports, minéraux etc.) seraient toutes dans les régions, mais c'est Antananarivo qui en profiterait. Il y aurait une volonté d'organiser le sous-développement des autres régions pour favoriser Antananarivo. Et très rapidement, le nom Antananarivo prend une autre consonance dans certaines bouches. On dit Antananarivo, mais on pense Merina. Mais bien entendu, ces bouches s'en défendent.

Fédération de non-dits

Le débat sur le fédéralisme est en effet entouré de beaucoup de non-dits, voire d'hypocrisie, beaucoup avançant en vitrine des arguments pour justifier leur position pour ou contre l'idée de fédéralisme, sans jamais oser aborder les véritables fondements de leur opinion pour des raisons politiquement correctes.

Le sujet nourrit donc deux prétextes qui se nourrissent en cercle vicieux. Le prétexte du développement qui sert de paravent au tribalisme. Le prétexte du tribalisme pour justifier la méfiance. Pourtant, le sujet mériterait un débat sain et serein, détaché de toutes les lourdeurs causées par la méfiance et la frustration entre ethnies depuis des décennies, si ce n'est des siècles.

Il y a par exemple un sujet qui ne peut être dissocié de la problématique sur le fédéralisme : les tensions entre Merina et « Côtiers ». D'ailleurs, rien que cette dichotomie est critiquable, car il y a beaucoup d'ethnies non-Merina qui n'ont aucun accès à la mer et aux côtes. Traiter de côtier un Bara, un Bezanozano ou un Sihanaka (entre autres) relève donc d'une méconnaissance géographique du pays. En fait, à Madagascar, le terme de côtier n'est pas une construction géographique mais idéologique, pour l'opposer aux habitants des hauts-plateaux, à commencer par les Merina.

Il y a des raisons historiques qui expliquent la méfiance de part et d'autre. Elles datent de la période pré-coloniale, avec notamment le souvenir des exactions qui ont accompagné les conquêtes de territoire par Radama I. La politique des races menée par Galliéni a ensuite exacerbé les tensions en cultivant les antagonismes entre les Merina et les autres ethnies, tel qu'illustré par ses déclarations :

« Toute agglomération d'individus, race, peuple, tribu ou famille, représente une somme d'intérêts communs ou opposés. S'il y a des mœurs et des coutumes à respecter, il y a aussi des haines et des rivalités qu'il faut savoir démêler et utiliser à notre profit, en les opposant les unes aux autres, en nous appuyant sur les unes pour mieux vaincre les secondes. » (Favier, 2015).
« Le remplacement des gouverneurs Hovas en dehors de l'Emyrne, l'abolition de l'esclavage et I' appui donné par moi aux anciens affranchis, les mesures libérales, j'allais dire démocratiques (...) que je prends, la déposition de la Reine surtout, sont les principaux moyens employés pour diminuer l'immense orgueil de la race conquérante, son prestige, son esprit de domination et faire disparaitre les dangers que nous faisait courir le maintien de l'hégémonie Hova » (Michel, 1994).

De plus, il faut se souvenir du contexte dans lequel le fédéralisme a commencer à occuper le devant de la scène. C'était la parade trouvée par Didier Ratsiraka pour tenter de contrer le mouvement des Hery Velona en 1991. Il a réitéré la tactique en 2002 dans son combat politique contre Ravalomanana. Le fédéralisme s'est donc révélé à l'opinion publique en 1991 sous un visage extrêmement antipathique : chasse aux ressortissants des hauts-plateaux quelquefois assortis de meurtres, barrages sur les routes nationales, pillages. L'objectif était d'isoler Antananarivo, et de pousser ses ressortissants à s' enfuir des régions. On a aussi vu apparaitre toutes sortes d'associations et groupuscules se proclamant « des cinq faritany ». Le message était on ne peut plus clair. On se souvient également du 31 mars 1992, lorsque les fédéralistes avaient tenté de pénétrer dans un camp militaire où se tenait la Conférence nationale, afin d'imposer qu'un constitution fédérale soit aussi discutée. L'armée a fait feu pour protéger le camp, et de nombreux morts ont été à déplorer.

Toutefois, même avant 1991, la crise de 1972 avait déjà été l'occasion d'une chasse aux ressortissants des hauts-plateaux dans certaines villes comme Toamasina. Un tract menaçant signé par un « Collectif antigrève des six provinces à part Tananarive-ville » a été distribué :

« Si c'est Tananarive seul qui a destitué le Président Philibert Tsiranana, nous sommes les ressortissants des six provinces à part Tananarive-Ville, et nous allons attaquer la ville de Tananarive. Nous viendrons bientôt, et nous sommes tombés d'accord, Diégo, Tuléar, Majunga, Tamatave, Fianarantsoa ou Tananarive à part la Capitale. Nous demandons à l'armée, à la gendarmerie de ne pas s'impliquer comme elle l'a fait à Tananarive. Tenons-nous-en simplement aux mains nues. Préparez-vous également au sein de la radio nationale, car nous allons nous en emparer car elle nous appartient, nous qui représentons la majorité. » (Rahajarizafy, 1982).

Précisions toutefois que les tensions inter-ethniques concernent également d'autres ethnies, comme les affrontements sporadiques entre Zafisoro et Antefasy pour des raisons foncières (2016), ou les violences entre étudiants du nord et du sud-est de l'île en 2011 à l'Université de Toamasina.

Le rappel de tels faits permet de comprendre un contexte sans chercher à faire la politique de l'autruche. L'établissement d'un bon diagnostic est toujours la première étape d'une recherche de solutions. Autrement, on se contentera de soigner un cancer à coups d'aspirine.

Aucune évidence de liens entre fédéralisme et succès économique

En matière de fédéralisme, notons qu'il y a environ 25 pays au monde qui ont adopté ce système, et qui représentent 40% de la population du globe. Les partisans du fédéralisme à Madagascar mettent en avant le succès de certains pays riches comme la Suisse (PIB/habitant $114,769), les États-Unis ($90,027), l'Allemagne ($60,496), le Canada ($55,698), ou émergents comme le Brésil ($12,310). Les fédéralistes malgaches prennent donc ces niveaux de PIB comme une démonstration du bien-fondé de ce format. On citera également comme exemples de pays appliquant le système fédéral en Afrique, le Nigéria ($1,556) ou l'Éthiopie ($1,081). Dans la liste des 10 pays ayant les PIB/habitant les plus élevés, seuls la Suisse et les États-Unis ont une structure fédérale. Dans la liste des 10 pays ayant le niveau de développement humain le plus élevé (source : PNUD), seuls quatre ont un système fédéral : la Suisse, l'Allemagne, l'Australie et la Belgique.

Il n'y a donc pas une tendance lourde qui permet de répondre clairement à la question suivante : le fédéralisme est-il une résultante ou un facteur favorisant du succès économique ? Il faut par conséquent éviter de faire des raccourcis simplistes, avant d'approfondir les causes spécifiques à chaque pays de leur succès ou de leur échec, que ce soit dans le domaine économique ou celui du fédéralisme. Il y a en particulier un aspect à étudier : le fédéralisme adopté résulte-t-il de l'approche « Holding-Together » ou celle « Coming-Together » ? La nation a-t-elle été construite par le haut ou par le bas ?

Dans le débat sur les réseaux sociaux, il y a beaucoup d'opinions émises avec des raisonnements très discutables pour tenter de rassurer les réfractaires au fédéralisme, en particulier certains « influenceurs » qui prétendent qu'il n'y a jamais eu de conflit inter-ethnique dans des pays ayant adopté une structure fédérale. C'est une déclaration péremptoire qui illustre un manque flagrant de culture générale sur la guerre du Tigrée en Éthiopie, la guerre du Biafra au Nigéria, et surtout la guerre en Yougoslavie qui a conduit à la dissolution de ce pays.

Par conséquent, rêvasser du fédéralisme suisse ou allemand avec les moyens et le contexte historique, social et économique de Madagascar (PIB/habitant $599) est un jeu dangereux. À ceci s'ajoute toute une série de questions auxquelles des raccourcis superficiels ne peuvent donner de réponse. Quel découpage territorial : une redistribution équitable, ou celui hérité de la colonisation (quel comble pour une entreprise visant à refonder la nation malgache) ? Quel mode de désignation du chef d'État : élection nationale ou le modèle comorien de rotation ? Quelle clé de répartition des ressources et des dépenses budgétaires ? Quelle stratégie pour (re)construire la nation, au-delà des kabary de Fanavaozana ?

Une dangereuse boîte de Pandore ?

Comme rappelé plus haut, l'histoire du fédéralisme à Madagascar a été marqué par de nombreux épisodes violents. Actuellement, certains propos de ses partisans sur les réseaux sociaux affirment qu'ils seraient prêts à faire passer par la force leur projet de mise en place de ce système. Certes, les gens font toujours un peu les fanfarons sur Facebook, enhardis par le courage de l'anonymat derrière le clavier, mais cela reste quand même préoccupant car cautionne les non-dits abordés plus haut. Il y a donc un risque que le débat sur le fédéralisme débouche sur une situation que tous les anciens dirigeants avaient pourtant pris soin d'éviter, y compris les présidents Tsiranana, Ratsiraka ou Zafy, malgré la poussée de certaines factions de leurs entourages. À l'exception bien entendu des manœuvres ratsirakistes en 1991 et 2002 pour tenter de protéger son pouvoir.

Il est indéniable que si un projet fédéral était soumis à référendum, il aurait des chances de passer en surfant sur la base des frustrations, mais aussi des fameux non-dits évoqués plus haut. Les partisans de l'État unitaire devront donc faire de créativité crédible dans la contre-proposition à vocation unitaire. Mais est-on sûr que les partisans du fédéralisme ont encore envie de débat ? En principe, le but du débat ne doit pas être la victoire, mais le progrès. Mais si on le laisse prendre la forme d'un jeu à somme nulle dominé par les extrémistes, quel espace reste-t-il pour une discussion fédérative ?


Ouvrages cités :

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CAN féminine 2026 : le Cameroun et le Ghana valident leur billet pour les quarts

La phase de groupes de la CAN féminine 2026 s’est achevée ce jeudi avec les dernières rencontres du groupe D. Au terme d’une soirée riche en suspense, le Cameroun et le Ghana ont validé leur qualification pour les quarts de finale, tandis que le Mali et le Cap-Vert quittent la compétition.

Opposées au Cap-Vert, les Camerounaises ont dû se contenter d’un match nul (1-1). Davilla Mendoua avait pourtant mis les Lionnes Indomptables sur la bonne voie en ouvrant le score à la 28e minute. Mais Ivania Moreira a remis les deux équipes à égalité peu après la pause (50e). Ce résultat permet néanmoins au Cameroun de terminer en tête du groupe D avec sept points.

Dans l’autre rencontre, le Ghana et le Mali se disputaient le second billet qualificatif. Les Black Queens ont pris les devants juste avant la mi-temps grâce à Evelyn Badu (45e+3), avant que Kadidiatou Diabaté ne rétablisse la parité dès le retour des vestiaires (50e).

Le score n’a plus évolué jusqu’au coup de sifflet final. Ce match nul (1-1) permet au Ghana de décrocher sa place en quarts de finale, tandis que le Mali est éliminé en raison d’une différence de buts défavorable.

Les affiches des quarts de finale sont désormais connues : le Cameroun affrontera le Nigeria, tandis que le Ghana sera opposé au Malawi, qui s’est qualifié pour la première fois de son histoire à ce stade de la compétition.

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